Au sujet du blocage comme mode d'action, comme je l'ai déjà dit, je pense que d'une façon plus générale ce n'est pas tout a fait admis comme ça par la majorité des étudiants. Ou du moins chez eux c'est à la fois une modalité d'action et de non-action, puisqu'ils voient le déblocage comme le strict inverse du blocage, tandis que pour les mobilisés le déblocage est plutôt quelque chose qui empêche l'action, et n'est plus seulement l'opposé du blocage.
Ensuite, pour ce qui est du débat préalable, ce que je trouve malheureux c'est qu'en réalité le débat concernant directement la question du blocage a déjà été fait il y a longtemps. Les revendications principales n'ont pas été remises en cause en 6h30 d'AG alors que pourtant il y a eu des avancées sur la L.R.U. elle même. Je ne suis pas sure que des personnes qui ne se sentent absolument pas concernées par les débats ayant eu lieu ce jour-là parce qu'elles ne souhaitent pas l'abrogation totale de la loi s'intéressent à un débat sur le soutien aux révoltes des banlieues ou autre. Quant au droit à tous de s'exprimer et de remettre justement ces débats sur le tapis, je pense que personne ne pourra nier apparemment ce n'était vraiment pas le but de cette AG. Exemple très précis : l'intervention de la personne de la Cé, qui sans vraiment lancer le débat sur cette question (elle voulait juste qu'on signe une pétition si on était d'accord), l'a évoqué en passant. Résultat : six droits de réponse répétant exactement la même chose, à savoir qu'"on" (qui, "on") refusait des demi-mesures, qu'on voulait l'abrogation totale, que l'université n'était pas faite pour avoir un emploi et que c'était un chantage au chômage de la part de l'Etat. Bref, ceci n'est pas un débat, apparemment le débat avait déjà été joué longtemps avant.
Au sujet de ce que je propose, soyons clairs, je ne propose pas un contre-mouvement mais un sur-mouvement, et je pense que le vote à bulletin secret est pour cela le moins chargé d'idéologies. Par rapport aux moyens de le mettre en place, il est sur que c'est difficile mais pas impossible. Pour le temps, si des personnes sont capables de rester 6h30 en AG juste pour cette question-là, je pense que c'est possible. Pour ce qui est des possibilités matérielles, il sera possible de demander une préinscription pour avoir une partie des listes, comme ça à l'aide d'un PC portable on pourra gagner du temps et noter les noms qui restent pour éviter des fraudes possibles. Ou alors la possibilité du marqueur, pas mal non plus.
Quant à savoir si ce mode de vote sera légitime, il suffira de dire que ceux qui votent pour ou contre ont accepté le mode de vote, quant à ceux qui respectent les décisions de la coordination sur la seule souveraineté du vote en AG de ce mode de vote, nous mettrons une urne spéciale dédiée à "Je ne souhaite pas m'exprimer à ce vote car je n'en respecte pas la légitimité". Si les bulletins sont aussi ou plus importants dans cette urne que les votes pour ou les votes pour ET contre (je ne sais pas encore il faudrait se concerter), on annulera ce vote définitivement.
Je pense que cette solution peut satisfaire les différentes et nombreuses parties.
vendredi 30 novembre 2007
Parce qu'une assemblée générale doit se donner les moyens de l'être
Bonjour à tous les étudiants de Paul Valéry.
Ce blog n'est pas ici pour être polémique, il l'est pour faire passer un message et surtout pour être écouté. Nous sommes pour le moment un petit groupe de personnes et notre but final est d'agir.
Voilà la situation :
Les AG qui se déroulent actuellement à Paul Valéry ne sont pas générales. Elles sont faites par et pour les mobilisés. Nous ne parlons pas ici des sempiternelles polémiques sur la démocratie, directe/indirecte, ou encore sur la L.R.U. Ces assemblées, que nous appellerons "Assemblées Générales de Mobilisation", sont là pour ça.
Mais il est clair que ce type d'assemblée ne convient pas pour certains points du débat. Nous allons en dire quelques mots.
Tout d'abord, les AGM sont conçues pour les mobilisés de départ, ce qui a engagé certaines conventions prises par la coordination nationale du mouvement. Parmi elles, le fait que seule une décision prise par un vote en AG est légitime. Très bien ! Cependant, ce qui est très bien dans le cadre de la mobilisation devient très critiquable dans un cadre plus général. En effet, comment justifier d'une autoproclamation de légitimité excluant toute autre forme de débat, de vote ? On nous dit : "si vous étiez majoritaires, les votes en AG le montreraient". Mais avons nous forcément envie de respecter ces cadres de débat qu'on nous impose, à tous, mobilisés, non-mobilisés (car c'est aussi un droit !), pour/contre la loi, pour sa semi-abrogation ou son simple amendement, pour/contre enfin un vote à bulletin secret, cadres qui ont été votés par les seuls mobilisés, et qui depuis régissent tout le débat ?
Par exemple, parlons du blocage de la fac. Nous trouvons inadmissible qu'en AG le blocage soit voté en tant que "modalité de mobilisation", et passe après toutes les revendications, après le soutien aux divers courants, après l'élection du conseil de mobilisation et j'en passe. Car pour bien des étudiants, qui ne souhaitent pas se mobiliser, ou qui le sont mais avec des vues divergentes (semi-abrogation par exemple), ces questions, qui concernent tout le monde, sont tout sauf des modalités de mobilisation !!! Ce ne peut être cela que dans le cadre où on part directement du principe que seuls sont concernés par le vote ceux qui soutiennent cette mobilisation. Et c'est cela qui est malheureux.
Car d'un certain coté ce voeu est avoué tout a fait honnêtement lors des AG, rappelons approximativement certaines paroles comme "nous n'allons pas voter le blocage tout de suite la mobilisation est la plus importante le blocage est le moins important", ce qui voudrait dire que l'assemblée ne concerne finalement que les mobilisés qui ont portés les résultats des précédentes AG, et après de l'autre coté on nous dit que l'assemblée générale doit réunir tous les étudiants qui le souhaitent, que le blocage est légitime parce que voté par tous.
Ce schéma rappelle étonnamment celui de la démocratie indirecte... Il y a eu un choix de l'orientation d'une mobilisation, qui n'était pas porté par tous mais qui a eu ses voix, celles des seuls personnes présentes, et qui est tout à fait légitime. Il y a ensuite eu l'élection d'une coordination, le choix d'un mode de vote, plein d'élections en fait... qui sont toutes légitimes. Mais en interne. Et maintenant cette coordination nous impose ce mode de vote, à main levée, ce mode de conduite des AG, tout un schéma que nous devons tous accepter car c'est "soit tu t'es lancé dans le mouvement depuis le début et tu as eu ton mot à dire donc maintenant tu l'acceptes, soit tu n'as pas voulu te mobiliser et tu acceptes le schéma que l'on t'impose". Si l'UMP décide dans un débat interne que seules les décisions prises dans ses réunions sont légitimes, et qu'il impose à tous ceux ou celles qui n'ont aucun rapport avec l'UMP de venir prendre la voix dans ces réunions en acceptant leur mode de fonctionnement et leur mode de vote, pour des débats qui ne les concernent pas comme l'élection du porte parole du PS (oui ben il fallait bien continuer la métaphore hein) beaucoup de gens ne seront pas d'accord. Il en est de même aujourd'hui. Le débat pour ou contre le blocage et la grève ne concerne pas que les adhérants du comité actuel de mobilisation.
Donc merci déjà à tous ceux ou celles qui ont lu ce message, merci aux mobilisés d'avoir porté le débat, notre but n'est pas d'être polémiques mais vous qui voulez exercer votre pouvoir de démocratie directe, admettez que le débat se pose en des termes beaucoup plus larges que ceux de votre orientation. Pensez vous que ceux qui ne veulent qu'un amendement de la loi se sentent les bienvenus à vos débats où cette question n'est plus remise en cause et où les débats sur les revendications sont à des lieues maintenant de la L.R.U ? Notre proposition est de rétablir un dialogue qui puisse réunir mobilisés et non mobilisés, quelque soit leur orientation, au sein d'autres AG, qui ne remplaceront pas les AGM, non, mais qui sont également nécessaires.
Parce que l'on n'a pas besoin de voter à main levée pour accepter ou refuser le vote à main levée, parce que la participation à un système est déjà son acceptation, nous proposons que de vraies assemblées Générales se déroulent avec un vote à bulletin secret. Car participer à ce vote est déjà en reconnaître la légitimité.
Parce que la priorité logique le demande, nous proposons que l'on vote en premier lieu la grève ou non de la fac et son blocage ou non. Car rappelons-le, nous parlons ici de vraies assemblées générales et non d'assemblées de mobilisation. Pour tout ce qui concerne la L.R.U, le rapport Hetzel, et autres revendications, nous renvoyons aux assemblées de mobilisations se déroulant presque tous les jours, et qui sont ouvertes à ce type de débat.
Parce que cette demande ne peut se mettre en place toute seule, nous vous demandons vos réactions, votre soutien s'il y a lieu, car nous aimerions vraiment qu'il soit possible de mettre cela en place dès la semaine prochaine. Merci.
Ce blog n'est pas ici pour être polémique, il l'est pour faire passer un message et surtout pour être écouté. Nous sommes pour le moment un petit groupe de personnes et notre but final est d'agir.
Voilà la situation :
Les AG qui se déroulent actuellement à Paul Valéry ne sont pas générales. Elles sont faites par et pour les mobilisés. Nous ne parlons pas ici des sempiternelles polémiques sur la démocratie, directe/indirecte, ou encore sur la L.R.U. Ces assemblées, que nous appellerons "Assemblées Générales de Mobilisation", sont là pour ça.
Mais il est clair que ce type d'assemblée ne convient pas pour certains points du débat. Nous allons en dire quelques mots.
Tout d'abord, les AGM sont conçues pour les mobilisés de départ, ce qui a engagé certaines conventions prises par la coordination nationale du mouvement. Parmi elles, le fait que seule une décision prise par un vote en AG est légitime. Très bien ! Cependant, ce qui est très bien dans le cadre de la mobilisation devient très critiquable dans un cadre plus général. En effet, comment justifier d'une autoproclamation de légitimité excluant toute autre forme de débat, de vote ? On nous dit : "si vous étiez majoritaires, les votes en AG le montreraient". Mais avons nous forcément envie de respecter ces cadres de débat qu'on nous impose, à tous, mobilisés, non-mobilisés (car c'est aussi un droit !), pour/contre la loi, pour sa semi-abrogation ou son simple amendement, pour/contre enfin un vote à bulletin secret, cadres qui ont été votés par les seuls mobilisés, et qui depuis régissent tout le débat ?
Par exemple, parlons du blocage de la fac. Nous trouvons inadmissible qu'en AG le blocage soit voté en tant que "modalité de mobilisation", et passe après toutes les revendications, après le soutien aux divers courants, après l'élection du conseil de mobilisation et j'en passe. Car pour bien des étudiants, qui ne souhaitent pas se mobiliser, ou qui le sont mais avec des vues divergentes (semi-abrogation par exemple), ces questions, qui concernent tout le monde, sont tout sauf des modalités de mobilisation !!! Ce ne peut être cela que dans le cadre où on part directement du principe que seuls sont concernés par le vote ceux qui soutiennent cette mobilisation. Et c'est cela qui est malheureux.
Car d'un certain coté ce voeu est avoué tout a fait honnêtement lors des AG, rappelons approximativement certaines paroles comme "nous n'allons pas voter le blocage tout de suite la mobilisation est la plus importante le blocage est le moins important", ce qui voudrait dire que l'assemblée ne concerne finalement que les mobilisés qui ont portés les résultats des précédentes AG, et après de l'autre coté on nous dit que l'assemblée générale doit réunir tous les étudiants qui le souhaitent, que le blocage est légitime parce que voté par tous.
Ce schéma rappelle étonnamment celui de la démocratie indirecte... Il y a eu un choix de l'orientation d'une mobilisation, qui n'était pas porté par tous mais qui a eu ses voix, celles des seuls personnes présentes, et qui est tout à fait légitime. Il y a ensuite eu l'élection d'une coordination, le choix d'un mode de vote, plein d'élections en fait... qui sont toutes légitimes. Mais en interne. Et maintenant cette coordination nous impose ce mode de vote, à main levée, ce mode de conduite des AG, tout un schéma que nous devons tous accepter car c'est "soit tu t'es lancé dans le mouvement depuis le début et tu as eu ton mot à dire donc maintenant tu l'acceptes, soit tu n'as pas voulu te mobiliser et tu acceptes le schéma que l'on t'impose". Si l'UMP décide dans un débat interne que seules les décisions prises dans ses réunions sont légitimes, et qu'il impose à tous ceux ou celles qui n'ont aucun rapport avec l'UMP de venir prendre la voix dans ces réunions en acceptant leur mode de fonctionnement et leur mode de vote, pour des débats qui ne les concernent pas comme l'élection du porte parole du PS (oui ben il fallait bien continuer la métaphore hein) beaucoup de gens ne seront pas d'accord. Il en est de même aujourd'hui. Le débat pour ou contre le blocage et la grève ne concerne pas que les adhérants du comité actuel de mobilisation.
Donc merci déjà à tous ceux ou celles qui ont lu ce message, merci aux mobilisés d'avoir porté le débat, notre but n'est pas d'être polémiques mais vous qui voulez exercer votre pouvoir de démocratie directe, admettez que le débat se pose en des termes beaucoup plus larges que ceux de votre orientation. Pensez vous que ceux qui ne veulent qu'un amendement de la loi se sentent les bienvenus à vos débats où cette question n'est plus remise en cause et où les débats sur les revendications sont à des lieues maintenant de la L.R.U ? Notre proposition est de rétablir un dialogue qui puisse réunir mobilisés et non mobilisés, quelque soit leur orientation, au sein d'autres AG, qui ne remplaceront pas les AGM, non, mais qui sont également nécessaires.
Parce que l'on n'a pas besoin de voter à main levée pour accepter ou refuser le vote à main levée, parce que la participation à un système est déjà son acceptation, nous proposons que de vraies assemblées Générales se déroulent avec un vote à bulletin secret. Car participer à ce vote est déjà en reconnaître la légitimité.
Parce que la priorité logique le demande, nous proposons que l'on vote en premier lieu la grève ou non de la fac et son blocage ou non. Car rappelons-le, nous parlons ici de vraies assemblées générales et non d'assemblées de mobilisation. Pour tout ce qui concerne la L.R.U, le rapport Hetzel, et autres revendications, nous renvoyons aux assemblées de mobilisations se déroulant presque tous les jours, et qui sont ouvertes à ce type de débat.
Parce que cette demande ne peut se mettre en place toute seule, nous vous demandons vos réactions, votre soutien s'il y a lieu, car nous aimerions vraiment qu'il soit possible de mettre cela en place dès la semaine prochaine. Merci.
Libellés :
AG,
blocage,
III,
L.R.U.,
montpellier 3,
paul valéry,
université
Inscription à :
Articles (Atom)